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   Exposition

Il m’a été donné de constater au fil des années que les artistes de forte taille, ceux que l’on pourrait nommer les 'bons géants' manifestent dans l’art une sensibilité et une délicatesse hors du commun. Ma rencontre avec Max Szoc ne fait que confirmer cette opinion.

Venu de l’est, ce peintre a introduit dans le vaste courant fantastique un souffle nouveau fait d’anxiété, voir d’angoisse envers les agressions du monde actuel : pollution, danger nucléaire, destruction de l’air respirable. L’apprentissage de la non-liberté a marqué cette sensibilité d’écorché vif.

Né sous le signe du bélier donc dynamique et travailleur, Max ne cesse de modifier, reprendre et corriger les toiles en chantier. Une formation au niveau de la restauration le met à même de peindre comme les anciens, par couches successives, en intensifiant les couleurs, sans jamais dévier de la ligne première. Les silhouettes de rêve dont le courant fantastique est peuplé revêtent ici une plus grande signification encore.

Médecin, artiste, homme de théâtre et de télévision connu dans son pays, il est arrivé chez nous dans cet esprit de traversée du désert qui amène les grandes âmes à se révéler. Touché par tout ce qui menace le monde, il n’hésite pas à choquer comme dans 'Hiroshima' en nous montrant le cancer nucléaire sous sa forme la plus alarmante.

Une autre face de son talent se révèle parfois dans des paysages marins dont jamais le soleil n’est absent et où l’on découvre de temps en temps de chaudes couleurs rouges. La dominante reste cependant le bleu, couleur onirique par excellence, bleu de calme et d’introspection.

Rarement les femmes irréelles de Max montrent leur visage, elles sont voilées, déformées car en fait le visage apparaît très rarement chez lui comme s’il craignait qu’on ne lisse dans le regard les grands secrets de l’âme et du cœur.

Il existe cependant une toile où le corps de la femme jeune et parfaite est surmonté de la tête planant comme une lune ou un objet volant dans le ciel nocturne, rêve d’évasion vers le cosmos qu’il traduit à sa manière.

De sa sensibilité, de son âme slave, de tout ce qu’il a traversé pour arriver à nous, il nous fait tâter les douleurs et les espoirs. De 'Hiroshima' déjà cité à 'Jan Palach', du 'Dieu de bois' à 'Giordano Bruno', toujours se répètent les souffrances au nom de tout un idéal, les rêves au nom de toutes les libertés.

Que passe une mouette, il la fait garder à vue par un massif bâtiment pétrolier et si la mouette se pose sur une statue, celle-ci se met à saigner au nom de quelque chose de perdu.

Parmi les sujets caractéristiques : la mer qui représente la dynamique de la vie, élément premier, eau et fécondité. Quant aux femmes de Max, elles ont de longs et somptueux cheveux même lorsque le visage est rongé, dévasté, inexistant. Cheveux : symbole du NON aux limitations, symbole de la force, de la virilité, symbole lié à l’herbe, au végétal tout-puissant.

Dès son arrivée chez nous, Max a forcé les portes d’un des lieux le plus inaccessibles : la Fondation Veranneman dont le propriétaire est connu pour sa grande exigence de qualités techniques et imaginatives. En 1979 ce fut Kessel-Lo, exposition plus modeste mais qui permit à l’artiste de reprendre confiance et travailler à nouveau.

J’ai vu personnellement l’élaboration du 'Chevalier et la mort' alors que le visage y était et que la mort n’était qu’une silhouette, maintenant le chevalier porte des œillères et la mort un voile de perles d’eau (...)

Anita Nardon
critique d'Art
membre de l'AICA
Louvain 11 septembre 1979
 

 
 
 

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